Depuis début 2015, des centaines de milliers de migrants sont entrés sur le territoire de l’Union européenne, en prenant tous les risques, fuyant pour beaucoup d’entre eux les zones de conflit en Syrie et en Irak et la barbarie de Daech.

Cette forte augmentation de la pression migratoire s’est faite tout particulièrement sentir en des points très localisés de notre territoire. Le Calaisis, du fait de leur proximité avec le Royaume-Uni, a été tout particulièrement impacté, avec la constitution, sur son territoire, du camp dit de « la Lande » à Calais. Ce lieu, où des hommes, des femmes, des enfants ont vécu dans des conditions extrêmement précaires, a servi de base arrière aux passeurs qui y conduisaient leurs victimes avant de leur extorquer le prix d’un périlleux et improbable passage outre-Manche.

Face à un tel drame et dans l’intérêt des migrants eux-mêmes, qui sont avant tout des victimes, la réponse de l’État se situe à la fois sur le terrain de la répression des passeurs – 290 filières d’immigration clandestine ont été démantelées en 2016 – et de l’assistance humanitaire.

Une action forte et difficile est conduite sur le plan humanitaire afin d’accueillir les réfugiés dans des conditions dignes.
En effet, si de nombreux aménagements ont été réalisés en 2015 et 2016 à Calais pour améliorer autant que possible les conditions de vie des migrants, notamment les femmes et les enfants, le travail de fonds pour offrir une mise à l’abri à tous n’a jamais cessé. La mobilisation totale et inédite de l’État, mais aussi des collectivités territoriales, des partenaires associatifs et des Français a permis l’ouverture de centres d’accueil et d’orientation sur tout le territoire.
Plus de 13 300 personnes y ont ainsi trouvé refuge depuis octobre 2015.